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  MOURAD EL BAEZ " La Centrale "
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Etre barde ou troubadour d’une époque révolue, lointaine et proche à la fois, raviver la mémoire oublieuse d’une période ou là colonisation, la malvie, la chéchia stamboul, les vapeurs narguiliennes faisaient partie du quotidien, conter la saga des gens de la casbah, évoquer le souvenir de la convivialité, de la solidarité, des guéssarats (rencontres) entre voisins et amis, voilà ce qui ambitionne Mourad EL BAEZ qui fait revivre l’atmosphère feutrée de ce quartier populaire par ses chants aux mélodies langoureuses. La Casbah ouverte aux réminiscences résonne par le chant chaâbi qui rappelle et recrée cette façon de vivre Particulière de ces gens du peuple dont la simplicité et l’humilité son un Art achevé. Evoluant dans un milieu social favorable à la musique, par atavisme (père et oncle) et par une passion qui l’agrippa dès son jeune âge, Mourad el baez fit ses premiers pas dans la musique avec Hassen BENCHOUBANE Qui était un ami de son père devant les progrès du gamin, Il l’inscrivit au conservatoire d ‘Alger ou Abdelkrim DALI et HAROUN Rachid le prirent en charge.Parallèlement des courts de solfège lui furent dispensés par M. PLANQUET et M.CHARMENTIER. Avec ces quatre maîtres incontestés. Il fit ses classes et appris le B.A.B de la musique. Ainsi Mourad s’ouvrit au savoir théorique et pratique et engrangea des connaissances multiples dans le domaine musical.Solfège, nouba, pratique des instruments, tout y passa et l’apprentissage
Se fit avec célérité et passion. Cette période riche et foisonnante a été féconde pour lui.
Ces douze années d’enseignement aboutissent à une attestation de niveau supérieur en solfège et en musique andalouse (1978). Avec ce bagage intellectuel, il entreprit de faire son répertoire. En 1984, participant au festival de musique traditionnelle Organisé par le ministère de l’information et de la culture, il décrocha le prix d’honneur et l’Agrégat d’Espagne (agrégation) Analyse de L’harmonie Classique.
Suite à cela, il enseigna pendant cinq ans à l’Association El Fakhardjia et à l’Association Nationale de Loisirs et Culture. Il fit président de cette Association puis président de l’association Artistique et Culturelle ~ EL WIAM ~. Cette passion qui lui colle à la peau. Plus connu sous le pseudonyme ~ EL BAEZ ~ c’est a dire le faucon, il a été surnommé ainsi par son professeur Abdelkrim DALI qui avait pris cette appellation pour sa rapidité à reproduire un son une mélodie et pour son oreille musicale.
Le répertoire de Mourad el BAEZ dévoile cette richesse poétique et le sens du rythme qu’il a acquis par expérience. Créatif, ouvert à tout et à toutes musiques, sa vision n’est pas éductrice au chaâbi. D’autres genres l’interpellent, notamment le hawzi.Appréciant les grands maîtres tels que El –Anka, M’Rizek, Guerouabi, etc……
Il ne se limite pas à eux et affectionne la Musique Classique du Maghreb (dit andalouse).
Les noubas ne le laissent pas insensible, ni indifférent. Aussi, chante –t – il l’époque de la musiques différentes, Mourad El Baez s’est initié à ces deux genres ; sans faire de jeux de mots il a plus d’une corde à son arc. De ce fait, il joue de tous les instruments à corde. Sa voix rauque et chaude s’y prête aussi bien au chaâbi qu’au hawzi. D’ailleurs, ses cassettes et CD témoignent de ce talent multiple. A son actif, il a trois cassettes et cinq CD. Les goûts électriques et variés, les thématiques de ses chansons se focalisent sur des histoires vécues, sur le social, sur le religieux. éxigeant, perfectionniste, il compte, avec son orchestre De jeunes gens, moderniser l’Andalou. A l’écoute de ces exigences, de son temps et des jeunes, il fait de la recherche.Voulant innover un style propre qui soit en même temps le reflet des aspirations des jeunes tout en étant entraînant et rythmé, car il sait que «l’Andalou est lent, et les gens ont besoin de rythme » il a compris avec subtilité que cette musique est l’émanation d’un mode, d’un style de vie qui doit s’adapter aux contingences de la modernité. Aussi, s’y attelle-t-il vivement. De ce fait, les répétitions avec son orchestre se font fréquemment. Brisant tout cloisonnement, il s’inscrit dans l’universel et aime toutes sortes de musiques : Rai, rock, chinoise, indienne ….., « De tout pays ». Les musiques de Bach, Vivaldi, Debussy, Mozart lui sont familières. Cet amour de la musique que lui concède cette facilité de passer du chaâbi à l’andalou. Cette osmose se fait sans heurts ; aussi, bannit-il les frontières musicales.Préoccupé par les problèmes des jeunes, Mourad el Baez pense qu’ils ont besoin de s’éclater par la musique, Réaliste, réfléchi, il sait que le métier dans le show-biz est ardu et que seul le travail compte. Aussi, s’initie-t-il à trouver un genre, un style. Mais pour l’instant, son vœu est que l’Algérie se réconcilie avec elle-même et que la paix, la joie reviennent au seuil de cette nouvelle année.

- Référence -
* 1er Prix du Conservatoire en 1978
* Prix D'honneur National en 1984
* Agrégat International (espagne) 1989


- Fonction
* Prof à L'association El Fakhardia de 1981 à 1984
* Prof à L'ANLC de 1989 à 1992
* Directeur Thèchnique à L'ANLC de 1992 à 1994
* Président de L'ANLC de 1994 à 1997
* Président de L'association El Wiam de 1997 à 2006
* Président du CNAL ( FNAL ) de 2006 à ce jour.

 

 
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